Que manger demain ?
Par Nos Libertés le mardi 14 octobre 2008, 21:28 - Lien permanent
La première culture c'est l'agriculture.
Au jour d’aujourd’hui, 10 multinationales contrôlent près de 50 % du secteur semencier planétaire. Les quatre premiers sont DuPont (qui a racheté Pioneer Hi-bred), Syngenta (une fusion de Novartis et d’Astra-Seneca, Novartis étant elle-même une fusion de Ciba-Geigy et de Sandoz, les deux plus grands pollueurs du Rhin), Monsanto (très réputé pour son Terminator) et Limagrain (une petite coopérative de la Limagne qui a fait sa fortune grâce aux maïs hybrides F1 de l’Inra, et donc grâce à l’argent du contribuable Français). Ces mêmes 10 multinationales, mais ce n’est sans doute qu’une coïncidence, contrôlent également 60 % de l’agrochimie.
Pendant des millénaires, la semence était libre, elle est maintenant emprisonnée. Elle ne peut plus se reproduire : les hybrides F1 sont stériles ou dégénérescents. Cette stérilité atteint son paroxysme avec le gène “Terminator” (qui a été légalisé, il y a quelques mois, de façon très discrète, aux USA) qui programme génétiquement la plante pour se suicider. La culture in vitro (création de plantes à partir de quelques cellules) est un autre exemple de cette annihilation du cycle vital de la plante, de la semence à la semence. L’agriculture moderne occidentale a détruit le principe féminin au sein de la semence. Quant à sa capacité d’évolution dans le champ, n’y pensons plus ! Cette capacité a été remplacée par un concept nébuleux de “fixisme”, une autre pièce maîtresse de la mythologie agricole occidentale. Les semences n’évoluent plus en champs, elles sont fabriquées de toutes pièces dans les laboratoires de l’agrochimie.
L’emprisonnement des semences atteint aujourd’hui son paroxysme avec les GURTS “Genetic Use Restriction technologies”, dont la FAO est en train d’étudier les impacts potentiels sur l’agro-biodiversité et les systèmes de production de système agricoles. Qui plus est, non seulement la semence ne peut-elle plus se reproduire et évoluer mais elle ne peut plus produire par elle-même ! Les hybrides F1, les variétés de la révolution verte et les transgéniques ne peuvent se développer que grâce à tout un arsenal d’intrants. Elles sont en quelque sorte stériles et improductives.
C’est dans le cadre de cette imposture qu’il faut resituer la première offensive de l’industrie semencière, au début du siècle passé, qui a vendu très cher, aux paysans, des semences “certifiées”, à savoir indemnes (extérieurement) de tout parasite, mais programmées génétiquement pour être hautement susceptibles à une pléthore de maladies. Ce type de programmation, ou “emprisonnement”, atteint de nos jours son paroxysme avec les gènes dénommés “traitor” ou avec les GURTs “ Genetic Use Restriction technologies" . La semence est programmée génétiquement pour ne se développer qu’à condition qu’on la traite dans le champ avec tel ou tel produit chimique.
Alors que quelques pantins s'agitent frénétiquement dans l'arène électorale, l'arène véritable (au sens latin du terme : «arena», «sable») recouvre inexorablement la terre de son linceul stérile. Ces démagogues, de tous bords, promettent toujours plus de croissance: plus de salaires, plus de vacances, plus de travail, plus de consommation et bien sûr, plus de sécurité contre un ennemi inexistant : le seul terrorisme étant alimentaire et ce sont eux qui l'ont mis en place.
La Planète se meurt d'extraction, se meurt de combustion. La Planète Terre commence à régler ses comptes avec l'humanité : à force de soustractions, c'est maintenant l'addition qu'elle présente !
Terrien, sors de ton rêve ! La Planète Terre s'enlise, s'ensable, se désertifie. Serait-ce que la Planète «déserte» l'humanité ? Le mot «désert» vient du latin «desertus», de «deserere» qui signifie «abandonner».
En 1965, l'écrivain Frank Herbert, un des grands maîtres de l'écologie-fiction, publiait le premier ouvrage de son épopée magnifique connue sous le nom de “Cycle de Dune”. Frank Herbert avait il pressenti le destin inéluctable de notre planète ?
Dune est une planète-désert sans eau. Les vents de sables s'y déchaînent à 700 km/heure. Les Fremen (Hommes Libres) y coévoluent avec des vers gigantesques, source de l'Epice.
Est-ce une allégorie ? Les vers de terre, source par excellence de fertilité, ont «déserté» les terres agricoles consumées par les poisons répandus par les multinationales biocidaires.
En avril 2001, une «tempête de sol» de 1800 km d’amplitude s’envola de Chine (transportant des millions de tonnes de sol) pour venir atterrir en Amérique du nord : elle recouvrit de son manteau toute la partie ouest, de l’Arizona au Canada. En avril 2002, une autre tempête de sol Chinois s’abattit sur la Corée du sud, paralysant le pays.
La Chine livre une bataille, perdue d’avance, contre l’avancée des déserts, les anciens et les nouveaux qui se créent. Selon Wang Tao, de l’Académie Nationale des Sciences de Chine, ce sont 24 000 villages recouverts par les sables, qui ont été abandonnés, totalement ou partiellement, durant la seconde moitié du siècle passé. De 1950 à 1975, la Chine perdait chaque année 175 000 hectares. Entre 1975 et 1987, la désertification s’empara de 200 000 hectares par année. De 1987 à 2000, la désertification s’empara de 300 000 hectares par année. A ce rythme là, la Chine perdra 400 000 hectares de terre par année à partir de 2012.
A l’échelle planétaire, ce sont 1370 hectares de sol qui sont désertifiés à jamais toutes les heures, ce qui fait 12 millions d’hectares chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface agricole de la France.
En Inde, par exemple, ce sont 2,5 millions d’hectares qui sont désertifiés chaque année. Vers 2000, on estimait à 150 millions d’hectares la surface agricole de ce pays. Cela signifie qu’en 2060, il ne restera plus un gramme de terre arable en Inde. En fait, un scénario plus catastrophique peut se profiler si le processus de désertification s’emballe, en raison des bouleversements climatiques: accroissement des températures, sécheresses et disparition des glaciers de l’Himalaya.
A l’échelle planétaire, quelle est la quantité exacte de sol perdu chaque année en raison de l’érosion éolienne et hydrique ? Les estimations les plus basses sont de l’ordre de 25 milliards de tonnes de sol par année. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 2400 tonnes de sol, chaque seconde, qui partent dans le vent ou dans les océans, à savoir 76 milliards de tonnes de sol chaque année.
Les estimations hautes nous semblent beaucoup plus probables car chaque année Costa Rica perd 1 milliard de tonnes de sols, l’Ile de Java en perd un milliard, l’Ethiopie en perd un milliard, etc, etc.
Un occidental consomme à peu près une tonne de nourriture par an. Dans certains pays, la quantité consommée par personne est de moitié. Dans d’autres régions, ou selon les populations ou les couches sociales, la quantité de nourriture consommée tend vers le zéro, ce qui «explique» le fait que 36 000 personnes meurent de faim tous les jours.
En Chine, l’érosion serait maximale puisque le chiffre de 18 tonnes de sol perdues, par tonne de nourriture produite, est avancé. Les chiffres officiels évoquent la perte de 5 milliards de tonnes de sol chaque année dans ce pays. C’est une estimation strictement a minima. Selon les images de satellite, les déserts du Taklimakan et du Kumtag sont en train de fusionner. Il en est de même pour deux déserts du centre nord qui sont en train de s’étendre sur les provinces du Gansu et de la Mongolie.
En Iran, selon Mohammad Jarian, le responsable du département de lutte contre la désertification, ce sont 124 villages de la région de Sistan-Baluchistan qui ont été ensevelis en 2002 et abandonnés. Dans le nord-ouest de l’Afghanistan, des dunes de sable de 15 mètres de hauteur envahissent tout et y compris les routes.
Au Nigeria, ce sont 350 000 hectares qui sont désertifiés chaque année, autant qu’en Chine. De 1950 à 2005, la population humaine y est passée de 33 millions à 132 millions tandis que le nombre de vaches, moutons et chèvres passait de 6 millions à 66 millions.
De nombreux pays d’Afrique sont désertifiés très rapidement en raison de différents facteurs: pratiques agricoles non durables, surpâturage et errance des troupeaux, feux de brousse et le commerce du charbon de bois à destination des citadins de plus en plus nombreux.
Madagascar perd jusqu’à 400 tonnes de sol par année et par hectare. Au Mexique, la désertification chasse 700 000 paysans tous les ans vers les cités ou vers les USA.
Quant à l’Australie, parler de catastrophe n’est tout au plus qu’un euphémisme. Ce pays se prépare à sa septième année consécutive de sécheresse. L’Australie sera sans doute le premier pays “occidental” à être ruiné par les processus de salinisation et de désertification : certaines terres Australiennes ont des concentrations de sel trois fois supérieures à celles de l’océan.
Il aura fallu à la société occidentale un siècle et demi d’agriculture et d’élevage intensifs pour transformer l’Australie en un désert. Fast-food and fast-destruction ! Faut-il vous l’emballer ou est-ce pour «consumer» de suite ?
Un record que même les USA n’ont pas réussi à battre : ils n’ont perdu, en 150 ans de colonialisme, que 75 % de leur humus ! C’est 150 cm d’humus qui est parti à tout jamais dans les océans. En région tempérée, il faut 500 ans pour produire naturellement 2,5 cm d’humus. Cela veut dire qu’il faudra à la nature 30 000 années pour régénérer ce patrimoine humique.
Eu Europe, le taux moyen d’érosion du sol est de 17 tonnes par hectare et par année alors que le taux moyen de formation du sol est d'1 tonne par hectare et par année.
En France, par exemple, selon la Chambre d’Agriculture du Pas de Calais, les agriculteurs de ce département perdent entre 10 et 100 tonnes par hectare et par année.
Lorsque l’érosion est de 100 tonnes de sol par hectare et par an, cela signifie qu’il faut 100 ans pour réparer 1 année d’agriculture intensive betteravière et qu’il faut 2000 ans pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière.
À l’érosion s’ajoute la destruction des sols brûlés par l’agriculture toxique. Ne nous méprenons pas: de nombreuses régions Françaises ne sont peut-être pas des déserts de sable mais elles sont des déserts en gestation. Que se passerait-il si, aujourd'hui, on interdisait en agriculture tous les intrants de synthèse et tous les pesticides ? Les terres sont devenues stériles : les automnes seraient sans récolte.
L'agriculture occidentale moderne est une agriculture hors-sol produisant des aliments-poisons. C'est une agriculture militarisée qui bombarde le sol de tout un arsenal de produits toxiques.
Qui se rappelle que l'année 2006, en fait l'année passée, fut déclarée par l'Onu “Année internationale des déserts et de la désertification” ? Qui connaît l'existence, au sein de l'Onu, d'une commission chargée de la lutte contre la désertification? Peu de gens sans doute et c'est tout aussi bien car cette commission n'a aucun moyen financier! Un léger brise-vent (de sable) tout au plus.
Soyons réalistes, la Planète Terre continuera bien à nourrir une petite partie (de plus en plus restreinte) de la population humaine jusqu'en l'an 2050. Après quoi, rideau: la Planète Terre se sera transformée en grands déserts entourés de quelques océans. Le vert aura disparu.
Et c'est un scénario optimiste (quant à l'échéance dans le temps) car il ne prend en compte ni l'accroissement de la population mondiale, ni la montée des niveaux des océans, ni les bouleversements climatiques que tout un chacun peut commencer à observer, ni bien sûr un emballement climatique que personne n'ose imaginer.
Ce scénario «optimiste» ne prend pas en compte non plus, bien sûr, la grande supercherie des agro-carburants.
Le Titanic agricole est en train de sombrer et c'est un tsunami alimentaire qu'il va provoquer.
Nous sommes au coeur d’une extinction planétaire. Et il importe peu que cela soit la sixième ou la huitième extinction depuis que Gaïa, a émergé du cosmos il y a quelque 4 milliards d’années, une flambée de Conscience jaillissant du coeur de la galaxie pour s’incarner en un joyau bleu : la Terre.
Et cette fois-ci, point de météore à l’horizon, c’est l’humanité qui sombre dans la démence : elle souille son nid, ce qu’aucune autre espèce planétaire n’est capable de faire. Vingt siècles de théologie de l’annihilation ont conduit l’humanité au bord du gouffre. Tous les jours des centaines d’espèces disparaissent, tous les jours des dizaines de milliers d’enfants meurent de faim. L’humanité s’est cancérisée et un manteau de désertification recouvre inexorablement la planète. La biosphère est à l’agonie et les événements de 2007 constituent un pas de plus sur le chemin vers l’extinction globale.
Le Titanic agricole est en train de sombrer et les premières déferlantes du «tsunami alimentaire» que nous annoncions commencent à se faire sentir. Les prix sont à la hausse vertigineuse, les récoltes sont médiocres ou complètement anéanties et les stocks sont au plus bas ou inexistants. Cette crise alimentaire, Pierre Rabhi, le vice-président de l’Association Kokopelli, l’a évoquée depuis une quinzaine d’années. La nourriture se fera de plus en plus rare de par la désertification généralisée, de par la stérilisation des sols par l’agro-chimie, de par les bouleversements climatiques, de par l’augmentation de la population mondiale, de par la perte de la biodiversité agricole et de par la folie des nécro-carburants végétaux que certains inconscients (ou criminels) continuent de promouvoir en prétendant qu’ils ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire. Ce sont, bien sûr, les pauvres qui dans un premier temps vont souffrir le plus de cette insécurité alimentaire grandissante, les pauvres de l’occident, en nombre sans cesse croissant et puis la petite paysannerie du sud, dont l’agriculture de subsistance a été éradiquée par la globalisation et par les agricultures industrielles du nord archi-subventionnées. De par l’épuisement des réserves, la «charité» de l’aide alimentaire risque même de décroître et puis de disparaître...
Les bouleversements climatiques se sont dramatiquement accentués : mais s’il est vrai que la banquise arctique est en pleine débâcle et prend l’eau, on assiste davantage à un changement climatique global qu’à un réchauffement. Ce serait même plutôt une disharmonie fondamentale des cinq éléments de la philosophie pérenne : quelque part sur la planète, il fait ou trop chaud, ou trop froid, ou trop humide, ou trop sec et le bois brûle.
La bulle financière et immobilière, qui est une insulte permanente à la misère humaine, n’a pas encore complètement éclaté parce que les grands gangsters de la finance internationale en ont décidé ainsi en sommant leurs banques régulatrices “d’injecter” en l’espace de quelques jours des centaines de milliards de dollars ou d’euros sans que les grands médias aient posé la moindre question pertinente quant à la nature, à l’origine et à la destination de ces liquidités injectées.
Et s’il était encore besoin d’un signe des temps: l’Abeille, une des quintessences de la co-évolution entre l’humanité et la nature, se meurt. L’abeille, dans sa générosité, non seulement confère à l’espèce humaine cinq de ses trésors (le miel, le pollen, la gelée, la propolis et le venin) mais elle constitue aussi l’un des vecteurs principaux de la pollinisation des cultures potagères, fruitières et fourragères. Les abeilles disparaissent de la planète et le syndrome d’effondrement des colonies sévit dans de très nombreux pays: les abeilles quittent la ruche sans laisser de traces. Les USA ont perdu, l’hiver passé, entre 60 et 90 % de leurs ruches, en fonction des régions. Les causes peuvent être multiples: pesticides, chimères génétiques, destruction des jachères, dégénérescence des races de par l’insémination artificielle des reines en laboratoire.... et la pollution électromagnétique. En effet, si la téléphonie mobile est capable de brûler le cerveau des êtres humains, les cobayes de l’industrie des télécommunications, elle est sans doute aussi capable de détraquer le système de navigation très sensible des abeilles. Ne serait-ce pas aussi, tout simplement, que les abeilles se fatiguent de l’homme et le désertent ?
La France, qui fut si belle et l’un des fleurons de l’agriculture, est maintenant une poubelle agricole et nucléaire génératrice de cancers. Que propose-t-elle face à ce marasme ? Des réformettes à la sauce Grenelle ! On comprend difficilement comment des fondations et des associations environnementales, dignes de ce nom, peuvent cautionner une telle farce et se compromettre dans le fossoyage du peu d’écologie vivante qui restait dans ce pays. L’origine du financement de certaines ne laissent aucun doute sur leurs motivations profondes et quant aux autres, peut-être en fait ne cherchent-elles qu’à pérenniser un système, fut-il mortifère, bien confortable pour leur existence. Il y aurait même une commission grenelle de biodiversité qui bien évidemment ne parlera que de grenouilles et de plantes messicoles mais ô grand jamais de biodiversité alimentaire pour ne pas fâcher la clique des multinationales agro-toxiques. Et pendant ce temps-là, l’association Kokopelli est conviée devant les tribunaux... Que les semenciers industriels (qui ne cherchent qu’à imposer leurs semences hybrides dégénérescentes et leurs chimères génétiques) ainsi que leurs laquais d’État ne se méprennent pas : l’esprit de Kokopelli est immortel. Ils peuvent briser une structure associative mais comme le chantait le poète “vous n’aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l’intérieur”. Kokopelli est à l’image de la poésie : des paroles semées sur l’autel de la terre. Ce que nous avons semé depuis 14 ans a été semé, que ce soit dans le coeur de l’humus ou dans le coeur de l’humain. Kokopelli est un symbole éternel de fertilité qui émane du passé et qui répond à l’appel du futur: comment aider l’humanité, et toutes les autres espèces, à passer au travers de cette extinction globale; comment aider l’humanité à recouvrer le chemin vers la Sagesse Planétaire, pour libérer les Semences et l’Humus, certainement, mais aussi pour libérer la Conscience Humaine de cette erreur fondamentale qui semble y avoir été implantée depuis bien longtemps. Serait-ce l’illusion que l’homme puisse dominer la Nature ?
Kokopelli, dans les traditions Amérindiennes, est aussi un «trickster» : il ne joue pas le jeu, le jeu des conventions sociales stérilisantes, le jeu du complexe victime-perpétrateur à la base de tout le système occidental depuis 2000 ans, le jeu de l’esclavagisme économique. Kokopelli est un hérétique dans le sens Grec du terme, «heresia» ou «capacité de choisir». L’Association Kokopelli ne joue ni le jeu d’un catalogue franco-français à la solde de l’agro-chimie, ni le jeu de dupe de la concertation avec des institutions politiques qui se moquent du bien-être des générations futures et de la survie même de l’espèce humaine et du reste de la biosphère. Kokopelli joue le jeu de la Fertilité (du latin, «fero», porter). Et même si la prise de conscience globale ne provoque pas encore le raz de marée nécessaire pour contrecarrer le Titanic Agricole, nous sommes cependant témoins de la germination fructueuse des graines de possible, générées par les actions de Kokopelli, grâce au soutien de tous ceux qui nous ont rejoints pour «porter» le flambeau des Semences de Vie. Ensemble, en fertilisant les consciences, nous ensemencerons l’avenir.
Dominique Guillet
Président de Kokopelli
Pour aller plus loin :
"Défendre sa survie alimentaire"
Commentaires
L'infertilité nous guette...
Connaissez-vous cette page sur les perturbateurs endocriniens ?
http://www.criigen.org/content/blog...
Les plantes génétiquement modifiées produisent elles-mêmes des toxines insecticides ou absorbent et accumulent sans mourir des herbicides déversés à des doses de plus en plus fortes.
Tous ces produits génèrent parfois des problèmes endocriniens.
Par ailleurs, la manipulation d'un gène peut engendrer l'altération d'autres gènes voisins, et la production de nouvelles protéines (ouvrières) modifient parfois le fonctionnement des nombreuses chaînes de montage présentes dans nos cellules.
Ainsi, dans un laboratoire d'Orsay Paris-Sud, l'altération d'un gène de sensibilité ou de tolérance à l'alcool d'un champignon l'a rendu, bizarrement et contre toute attente, stérile...
Par ailleurs, ces toxines que sont les pesticides sont produites continuellement par la plante et s'accumulent dans les racines, puis dans les micro-organismes du sous-sol, puis dans le sol lui-même.
Bref, c'est la porte ouverte à des dégâts importants.
Je terminerai par une citation de Christian Vélot qui fait état de perturbations de la fertilité, non sur des champignons ou des ratons, mais sur des hommes :
"On sait qu'à faible dose [le Roundup de Monsanto, qui s'accumule donc aussi dans les plantes OGM] provoque des irritations, et une étude américaine a déjà montré que les agricultrices qui utilisent des herbicides à base de glyphosate ont des problèmes de grossesse. Des études récentes faites par l'équipe du Pr. Séralini à l'Université de Caen sur les effets du Roundup montrent notamment que celui-ci cause des effets toxiques sur les cellules placentaires (et à des doses inférieures à celles utilisées en agriculture)".
http://altercampagne.free.fr
En tous cas ne mangez surtout pas des noix du commerce !!! (si vous avez un jardin plantez un noyer, sans aucun entretient il vous fournira plein de noix saines et sans composants toxiques ! et qui naturellement se conserveront toutes seules un an !); en Effet les noix destinées aux pratiques de gestion des spéculateurs capitalistes du chomio-capitalofascisme sont conservées dans des sacs remplit d'un gaz toxique , et mortel même en cas de simple inhalation !!!
Et après vous allez oser manger des noix conservées dans des conditions pareilles?
Il a fallut (merci à eux!! il va falloir que les consommateurs se cotisent pour leur offrir un bouquet) que des gens en volent pour que les "instances" soient obligées d'avouer leurs pratiques:
"Holger Vehren, porte-parole de la police d'Hambourg, a annoncé que les sacs contenant les noix étaient remplis d'un gaz toxique, utilisé pour améliorer leur conservation avant leur mise en vente. Le gaz incriminé serait fatal en cas d'ingestion mais également létal en cas de simple inhalation."
Et une pollution mortelle de plus, une !
Vraiment, n'y a-t-il pas de dérive eugéniste en haut lieu ?
Ils disent, par le biais des OGM, vouloir lutter contre la faim dans le monde, à la nuance près que c'est sans doute par leurs méthodes, en réduisant le nombre de bouches à nourrir...
Le FBI, la CIA, et nos services français, etc. alertent maintenant contre les écolo-terroristes. Or on sait qu'à un moment, c'est Kissinger qui contrôlait la CIA, via le Conseil à la Sécurité Nationale. Et que Kissinger prônait dans un document tristement célèbre une baisse de la population. Kissinger que Bush estime beaucoup ...
Plan européen secret pour activer la production des cultures génétiquement modifiées:
http://www.alterinfo.net/-Plan-euro...