Nos Libertés

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 6 juillet 2009

Écoute ton Corps


Par Julien

Lise Bourbeau a écrit en 1987 un livre très intéressant sur la santé, la joie de vivre, les relations avec soi-même et les autres : "Écoute ton Corps". Nous vous donnons quelques extraits de cet ouvrage assez éclairant, à une époque où l'industrie pharmaceutique s'enrichit avec notre santé.

Extraits :

"Aimer c'est accepter les désirs des autres, même si on ne comprend pas ou même si on n'est pas d'accord."

[...]

"Combien de fois l'enfant fait le contraire de ses besoins, dans le but de défier ses parents ! Que de parents se plaignent d'avoir raté leur vie ! Pourquoi ? Parce que leurs enfants n'ont pas fait d'études ou sont devenus voleurs et sont allés en prison ou encore se droguent. Ces parents ont toutes les raisons du monde d'être malheureux; ils prennent la responsabilité des décisions et des choix de quelqu'un d'autre. C'est vraiment aller à l'encontre des grandes lois naturelles"

[...]

"Je suis le seul responsable de ma vie et en conséquence je laisse mes proches être aussi responsables de leur vie" "Aimer c'est respecter l'espace de l'autre personne. À chaque fois que l'on tente de diriger une personne, de changer ou de contrôler ses actions, paroles et pensée, on entre dans son espace. Lorsque tu te retrouves dans l'espace de l'autre, tu perds le tien et l'autre le sien. L'espace des deux étant emmêlé, chacun vit étouffé par l'autre."

[...]

"Si on essayait de faire pousser cinq ou six arbres au même endroit, dans le même espace, cela n'irait pas. C'est la même chose pour l'être humain. L'espace vitale est très très important. Certaines personnes ont besoin de plus d'espace que d'autres, comme par exemple une personne autonome, forte de caractère."

[...]

"Accepter c'est constater que la chose est là. Tandis qu'être d'accord, c'est avoir la même opinion. Aimer vraiment, c'est être capable d'accepter, même si l'accord n'y est pas. C'est ce qui est le plus difficile pour l'être humain. C'est toujours l'orgueil qui nous empêche de voir de cette façon."

[...]

"Donner l'espace aux autres, c'est les respecter dans leur choix de vie. Les respecter dans leur façon d'être."

[...]

"Les attentes aboutissent souvent à la déception."

[...]

"Comment aimer avec son cœur : « Chérie, j'ai envie de te faire plaisir, qu'est-ce qui te rendrait heureuse ?"

[...]

"Arrêter de vouloir changer les autres, arrêter de vouloir se changer, c'est ce que l'on appelle lâcher prise. Quand tu auras tout lâché, la transformation commencera. Tu verras par toi-même que l'amour fait des miracles. Plus tu pratiques l'amour, plus tu fais de petites victoires, plus cela devient facile. N'oublie pas que lorsque tu juges et que tu critiques quelqu'un, cela sous-entend que tu es Dieu et que l'autre ne l'est pas. Chaque personne, même le plus grand criminel, est née pour aimer et être aimé. Dans la vie il n'y a pas de méchants, il n'y a que des souffrants."

[...]

"Fais-toi plaisir, fais ce qui te rendrait vraiment heureux. Trouve maintenant une autre personne et demande-lui : qu'est-ce qui te rendrait heureux ?"

[...]


"Si tu décides qu'à partir de maintenant tu veux récolter de l'amour, tu peux commencer à en semer quand et où tu veux. Ne te préoccupe plus du passé et des causes qui ont été mises en mouvement. Oublie le passé, ce ne sont que des expériences que tu as vécues."

[...]

"Chaque attitude déplaisante de tes parents a formé un lien avec toi. Ce lien invisible nettement présent entre vous occasionne une irritation intérieure.

[...]

"Tu t'efforces tellement d'agir à l'opposé de tes parents, afin d'éviter de leur ressembler, que tu t'empêches d'être toi-même. Tout ce que tu réussis à faire, c'est d'être en réaction à ce que tu n'as pas accepté. Dans ce cas, le lien sera beaucoup plus difficile à rompre."

[...]

"Tant et aussi longtemps que tu chercheras, consciemment ou non, à être quelqu'un d'autre pour fuir la ressemblance des gens qui t'ont influencé, tu n'atteindras jamais la paix intérieure. Tes buts personnels ne seront qu'un amas de projets confus et ta présence sur terre se résumera en un simple égarement."

[...]

"Tu dois apprendre à aimer malgré la surprotection, malgré le rejet. Si tu te sentais rejeté étant plus jeune, si tu sentais qu'on se serait passé de toi facilement, qu'on ne t'acceptait pas qu'on ne t'aimait pas, tu vivras du rejet toute ta vie. Tu te sentiras constamment rejeté par les gens autour de toi. C’est pourquoi, tu dois couper tous les cordons parentaux. Ainsi tu te permettras de progresser dans ton évolution."

[...]

"Pour arriver à rompre ce lien avec tes parents et devenir enfin toi-même, tu dois accepter que tes parents ont fait de leur mieux et ce au meilleur de leurs connaissances. Ils t'ont aimé du mieux qu'ils savaient. Ils ne pouvaient t'en donner plus car c'est la seule force d'amour qui leur avait été enseignée. L'indifférence exprimée par tes parents peut être synonyme de confiance, le réalises-tu ? On aime tellement son enfant qu'on le laisse libre de vivre sa vie."

[...]

"Chaque rancune que tu gardes envers les gens qui t'ont marqué par leur influence forme un lien qui t'emprisonne. C'est une des causes probables de l'insatisfaction que tu ressens intérieurement. Ne crois-tu pas qu'en te libérant, tu permettrais à ton cœur de grandir davantage ?"

[...]

"Je pardonne à tous ceux que j'ai jugés et je me libère des liens qui m'empêchent d'être en harmonie."

[...]

"Souffrir d'arthrite c'est avoir la conviction que les autres profitent de nous"

[...]

"Le mal de genou signifie que l'on est trop inflexible, trop entêté. Bien souvent c'est un signe que l'orgueil domine nos pensées."

[...]

"Un malaise buccal est le signe d'opinions trop arrêtées. Ton esprit est trop fermé."

[...]

"Si tu as l'impression de manquer de soutien dans ta vie, ton corps t'en avisera par un mal de dos".

[...]

"Faire de la fièvre est souvent signe de colère intérieure prête à exploser."

[...]

"Lorsque des problèmes de bras surviennent c'est que tu n'as pas conscience de ton utilité et de ta valeur."

[...]

"Un problème de mal de jambes signifie que tu as peur d'aller de l'avant, tu as peur de l'avenir."

[...]

"La gorge est la voie de l'expression. Ta superconscience te conseille de t'exprimer à quelqu'un".

[...]

"L'incontinence urinaire chez l'enfant signifie que celui-ci éprouve une grande crainte face à un parent."

[...]

"Quelqu'un qui tousse de façon chronique, est un être étouffé par la vie."

[...]

"Lorsqu'une personne souffre de constipation, c'est qu'elle s'accroche trop à ses vieilles idées."

[...]

"La diarrhée indique souvent le rejet c'est-à-dire se rejeter soi-même ou avoir peur d'être rejeté par quelqu'un d'autre"

[...]

"Les problèmes de reins affectent souvent les gens qui critiquent et qui sont souvent désappointés ou frustrés"

[...]

"Un malaise aux yeux indique que tu te laisses déranger par ce que tu vois autour de toi."

[...]

"Un accident signifie que tu ressens de la culpabilité"

[...]

"Une personne au régime dicte à son corps quoi manger et quand le faire. Agir ainsi est aller à l'encontre des lois naturelles."

[...]


"Certaines personnes ne prennent qu'un seul repas par jour, d'autres seulement deux et certaines cinq. À toi de découvrir ce qui te convient le mieux. Chaque personne est unique. Ce qui est bénéfique pour une personne ne l'est pas nécessairement pour l'autre."

[...]

"Si tu manges trop de sucre, c'est qu'il manque de douceur dans ta vie. Tu ne te permets pas certaines choses qui te feraient plaisir. Si tu manges trop salé, tu es une personne qui est portée à se critiquer. Trop épicé, ta vie n'est pas assez épicée, elle manque de piquant. Trop de café, ta vie manque de stimulant."

[...]

"Selon les statistiques, 98 % des gens qui perdent du poids, à la suite d'un régime le reprennent au cours de l'année, dans son entier et parfois plus. Le succès temporaire n'est qu'une illusion."

[...]

"L'excès de poids peut désigner l'inacceptation de soi ou ne pas s'aimer."

[...]

"Le surplus de poids peut être provoqué par des frustrations sexuelles. Ne pas accepter son sexe."

[...]

"Accepte donc une fois pour toutes d'être sur la terre. Tu as quelque chose à faire ici. Tu as besoin d'apprendre à t'aimer et à aimer les autres. Attarde-toi à observer la beauté terrestre, la nature. Commence à t'aimer et à aimer ce qu'il y a autour de toi."

[...]

"As-tu peur de te révéler ? Ressens-tu de la peur quand vient le temps de partager ce que tu sais avec les autres ? Trop d'accumulation signifie que tu reçois trop pour ce que tu donnes. Ton corps sera porté lui aussi à accumuler."

[...]

"L'être humain a une très grande énergie sexuelle. L'énergie sexuelle ne peut être utilisée continuellement en performance sexuelle. C'est pourquoi elle monte au niveau de la gorge pour activer les impulsions créatives. Il est important de créer. Ne pas vivre dans la monotonie et la routine et utiliser son énergie sexuelle pour faire l'amour et créer."

[...]

"L'acte sexuel devrait être fait uniquement par amour. Aimer une personne c'est désirer fusionner avec elle pour la ressentir d'avantage. L'acte sexuel ne devrait jamais être l'objet de marchandage. Des milliers de femmes se soumettent à l'acte en croyant pouvoir obtenir une récompense par la suite. Combien d'hommes craignent d'être anormaux s'ils n'ont pas une apparence sexée et s'obligent à faire les premiers pas envers la femme parce qu'ils croient que telles sont leurs attentes. Quand on débute une relation amoureuse avec quelqu'un; il est important de commencer du bon pied. Ne prend pas le sexe comme un moyen d'attache. Ce n'est pas ce que retient une personne. Si ta relation est déjà amorcée depuis plusieurs années, il serait bon d'avoir une conversation à propos de vos intérêts sexuels. Dites-vous exactement ce que vous ressentez présentement face au sexe et ce que vous avez ressenti étant jeunes. Il est important d'apprendre à se révéler sur ce sujet."

[...]

"Il est également important d'accepter que faire l'amour soit l'un des plus grands plaisirs sur la terre. C'est le symbole matériel de la fusion spirituelle avec Dieu."

[...]

"Si tu juges quelqu'un sévèrement, regarde ce que cela réveille en toi. Qu'essayes-tu de cacher ? Il est mieux pour toi d'y faire face immédiatement, car ce sera plus facile à changer si ce n'est pas bénéfique pour toi."

[...]

"Le jour où tu t'affirmeras dans ta vie sexuelle, d'autres aspects de ta vie personnelle devraient aussi changer."

[...]

"L'exercice physique idéal est la marche. La marche est l'exercice le moins cher et le moins violent. Elle redonne beaucoup d'équilibre au corps. La marche est non seulement un exercice physique mais aussi une activité de détente et de relaxation."

[...]

"Méfie-toi des gens qui te parlent de diable et de péché. On essaye de t'inculquer des notions de peurs. Est-ce que Dieu cherche à te faire peur ? Non. Dieu est juste. Il aime tout le monde."

[...]

"Le mot erreur est une autre invention de l'être humain. Si les mots satan, péché, mal, erreur, tricher n'existaient pas et ne figuraient pas dans le dictionnaire, y penserais-tu ?"

[...]

"La vérité est une chose très relative, c'est encore une autre conception de l'humain. La vérité est proportionnelle au développement de chaque personne. Chacun est convaincu de détenir la vérité. Chacun a atteint un certain niveau d'évolution, donc la vérité d'une personne n'est pas moins bonne que celle d'une autre. Elle suit le développement de sa personne. Alors, au lieu de vouloir changer tout le monde, acceptons-les tels qu'ils sont dans leur vérité. Chaque nouvelle expérience deviendra un nouvel apprentissage, donc une modification, une évolution. Tu expérimenteras toi aussi des changements à mesure que tu avanceras dans ta vie. Lorsque la notion de bien et de mal est beaucoup trop prononcée, tu deviens trop rigide envers toi-même et envers les autres. Tu laisses passer des occasions fantastiques où tu pourrais vivre d'heureux moments. Tu es tellement occupé à juger et à critiquer les autres que tu ne vois pas ta propre vie, ce que tu pourrais faire pour toi."

[...]


"Tu as choisi ta façon de vivre et tes habitudes actuelles, car tu as cru qu'elles étaient bonnes pour toi. Mais es-tu vraiment l'auteur de cette décision ? Ou bien étais-tu sous le pouvoir d'une influence extérieure."

[...]

"Plus tu as d'habitudes, plus c'est signe que la notion de bien et de mal est ancrée en toi. En apprenant à devenir plus flexible, en acceptant l'idée qu'il n'y a ni bien ni mal, tu rempliras ta vie d'expérience et tu apprendras à travers elle."

[...]

"Beaucoup de gens croient qu'être perfectionniste est une qualité. Si tu es perfectionniste c'est que tu n'acceptes pas ta perfection. Le perfectionniste n'est jamais satisfait, il a énormément de difficultés à s'accepter. Rien n'est jamais assez parfait. Prends un peu de recul et regarde ce que tu appelles tes erreurs. Au moment où tu faisais la dite erreur, en avais-tu conscience ? Ou as-tu réalisé, après coup, que si tu avais agi autrement, tu aurais obtenu de meilleurs résultats ? Au moment de l'accomplissement tu étais persuadé que ta façon d'agir était la bonne. Alors pourquoi t'en vouloir ? À chaque instant de la vie chacun agit au mieux de sa connaissance."

[...]

"À chaque fois que tu t'en veux de ne pas avoir fait une chose aussi parfaitement que tu l'aurais voulu, tu agis comme un enfant de six ans, qui s'en veut de ne pouvoir écrire aussi bien que sa grande sœur de 18 ans."

[...]

"L'orgueilleux est celui qui se connaît le moins. Il est tellement infatué de lui-même que toute tentative pour l'éclairer s'avérerait sans succès. Il ne veut rien savoir. L'orgueilleux ne tolère aucune contradiction. Il aime la compagnie des gens qui le flattent. Le secret désir d'être applaudi et glorifié, se retourne toujours contre son auteur."

[...]

"« J'accepte ton point de vue même s'il est différent du mien et même si je ne le comprends pas. J'accepte que pour toi, ce point de vue soit important. » L'orgueilleux veut toujours gagner, avoir raison et avoir l'impression que l'autre vient de perdre. Mais par ces mots, il se retrouve devant une situation où l'on accepte sa vérité, tout en réalisant que l'autre n'a pas perdu. En agissant ainsi, tu évites la soumission. Si tu changes ton point de vue, dans le seul but de le faire concorder avec celui de l'autre, cela devient de la soumission, car tu as l'impression qu'on t'a retiré toute ton énergie et l'autre par son impression d'être gagnant (alors qu'il est perdant) car il se procure du pouvoir de la mauvaise façon."

[...]

"Chez l'être humain les résultats physiques du durcissement du cœur sont les multiples scléroses. L'orgueil fait beaucoup de ravages. L'idéal pour ces gens serait de laisser aller leur cœur et de commencer à aimer. D'être moins dur envers eux-mêmes et les autres."

[...]

"Si ta religion te fait peur, c'est qu'elle est dépourvue d'amour. Dieu est amour. Il n'a jamais voulu faire peur à personne. Ce sont les humains qui sont des spécialistes pour se faire peur. Celui qui aime cherche plutôt à guider, à apaiser et à aider."

[...]

"À la moindre chose qui ne tourne pas rond, on prend un comprimé. Une pilule pour le mal de tête, pour les nerfs, pour dormir, pour se réveiller, pour se donner de l'énergie, pour digérer, pour nettoyer le foie, pour éliminer. Agir ainsi est aller à l'encontre de l'amour de son corps. Parce que tout médicament a des effets secondaires, le corps se révolte à chaque fois qu'on lui donne quelque chose de différent d'un élément nutritif. On le surcharge de travail. Tu acceptes l'idée que cette pilule est ton faux maître. Tu laisses les médicaments mener ta vie."

[...]

"Les faux maîtres les plus puissants chez l'humain sont : l'orgueil, les peurs, les culpabilités et l'argent."

[...]

"La vraie sécurité c'est la tranquillité d'esprit, qui vient de la pensée qu'il n'y a aucun danger à redouter."

[...]

"Prendre des décisions pour les autres n'est pas ce que l'on appelle guider. Guider c'est donner un conseil sans attentes. L'autre a le libre arbitre d'accepter ou de refuser ce conseil."

[...]

"Si tu brûles d'envie de donner des conseils à ton interlocuteur, assure-toi de lui demander s'il veut bien l'entendre. S'il ne désire ni opinion ni avis, tu n'as plus qu'à l'accepter ainsi. Donner un conseil qui n'est pas demandé ou qui est suivi d'attentes n'est qu'une dépense inutile d'énergie."

[...]

"Les gens qui se croient sans valeur souffrent souvent de solitude."

[...]

"Toutes les émotions de l'être humain viennent de la même source : la pensée. Ce n'est jamais la faute des autres. Jamais, sans exception. Selon la grande loi de la responsabilité, tu es l'unique responsable de tes émotions."

[...]

"Plus on a peur, plus on finit par donner vie à cette peur. Être plus conscient aide certainement à s'en débarrasser, mais la tâche devient plus ardue lorsque ces peurs s'avèrent être inconscientes. En apprenant à reconnaître ces peurs, tu pourras les maîtriser d'avantage."

[...]

"Les personnes qui souffrent d'agoraphobie depuis plusieurs années en viennent à ne plus sortir de chez elles, ne serait-ce même que pour aller à l'épicerie du coin. Ce qui est bien typique de l'agoraphobe, c'est qu'il a peur de perdre le contrôle, mais en vérité il ne le perd jamais."

[...]

"Un bon moyen pour faire face à une peur est de prendre une action contre elle. Réaliser une action comme si la peur nous était inconnue. Il s'agit de commencer par de petites victoires quotidiennes."


[...]

"Quand on parle avec son cœur, on ne peut faire autrement que de toucher le cœur de l'autre personne. C'est une des lois naturelles : cœur à cœur et non tête à tête."

[...]

"Les gens malheureux ou atteints de sérieuses maladies sont ceux qui ne peuvent retracer aucune beauté autour d'eux et en eux. Ils ne savent pas regarder les belles choses."

[...]

"Lorsque tu te promènes dans la nature, certaines choses te vont droit au cœur simplement à les regarder. Ce peut être la beauté d'un arbre ou d'un coucher de soleil. Qu'est-ce que cela peut bien t'apporter ? Cela remplit ton corps émotif. Tu éprouves un sentiment très profond de bonheur."

[...]

"La créativité est l'expression de l'individualité. Ne pas créer c'est détruire ou imiter les autres. La créativité est un besoin primordial. Quand tu ne l'exploites pas, tu affectes ta vie émotionnelle."

[...]

"La confiance en soi, c'est la capacité de se confier, de s'exprimer, de se révéler à une autre personne sans avoir peur de se faire juger. Plus tu apprends à te confier, à te révéler aux autres, plus tu développes cette confiance en toi. Tu attires ainsi la confiance des autres. Imagine qu'une amie te confie toutes ses pensées secrètes et s'ouvre à toi complètement. N'as-tu pas le goût de t'ouvrir toi aussi à cette personne ?"

[...]

"Si tu as une envie soudaine et spontanée de te confier à quelqu'un, sans même le connaître vraiment, fais-le. Ta peur de te dévoiler, de te faire juger, se dissipera graduellement. Tu ne t'attarderas plus à ce que ton interlocuteur pourrait penser de toi. C'est toi qui décides d'avoir confiance en toi par tes tentatives personnelles et quotidiennes et par ta volonté d'apprendre à te révéler. Le manque de confiance en soi engendre automatiquement le manque de confiance aux autres."

[...]

"S'imaginer être pris sous terre dans une espèce de tunnel sans ouverture est sinistre. Mais s'imaginer qu'une petite lueur figure au loin et tout devient différent. Cette lumière au bout du tunnel redonne vie et énergie à l'espoir."

[...]

"Si tu décidais de n'affecter la vie de personne, parce que tu te crois sans importance, tu commences dès lors à te retirer, à freiner tes élans d'affection. On fera de même autour de toi. Alors que plus tu fais circuler l'énergie d'affection, plus tu en feras arriver dans ta vie."

[...]

"Lorsque la façon d'agir d'une personne te dérange, c'est qu'il y a une partie de toi identique à la sienne qui te dérange et que tu n'acceptes pas de toi-même. Ce que tu acceptes ne te dérange pas. L'attitude de cette personne te dérange, car elle reflète ce que tu ne te permets pas de faire. Tu refuses d'accepter d'être de cette façon. Tu interdis à cette partie à l'intérieur de toi de se laisser aller ainsi, car tu as décidé à un moment donné de ta vie que cette façon d'être était tout à fait inacceptable."

[...]

"Les humains sont tellement préoccupés par les affaires des autres et par l'évolution des autres, qu'ils négligent de faire leur propre ménage intérieur. Nous sommes tous ici sur la terre pour notre propre évolution, c'est-à-dire apprendre à aimer et apprécier d'être heureux. Si chaque personne parvient à vivre ce grand bonheur, la terre entière sera heureuse. Il est tellement plus facile de s'occuper de soi que de tenter de diriger la vie de tout le monde."

[...]

"Si tu fais ton ménage intérieur, il serait intéressant de faire aussi ton ménage extérieur en même temps. Nettoie les endroits de ta maison, où des tas de choses du passé y traînent depuis trop longtemps, tout ce qui n'est pas utilisé depuis un an. L'énergie qui ne bouge pas est de l'énergie mal utilisée. Plus tu fais du ménage chez toi, plus tu en fais arriver de nouvelles."

[...]

"L'ère de la spiritualité est axée sur l'«être» et non sur l'«avoir». Tous ceux qui persistent à penser que «avoir» importe plus que «être» atteindront difficilement le bonheur aujourd'hui."

[...]

"Tout ce que tu as à faire, ce sont des actes d'amour, c'est-à-dire voir Dieu partout, en toi et autour de toi. Accepter chaque personne dans le moment présent. Ainsi le reste se fait seul : tes peurs et tes émotions inutiles disparaissent. Tu maîtrises ton orgueil, les maladies te quittent et tes relations affectives s'améliorent. Plus tu exprimes ce Dieu intérieur en t'aimant et en aimant les autres, plus ton soleil intérieur se développe et rayonne autour de toi. Tu es une source de lumière et de chaleur au service de tous ceux qui ont la chance d'être près de toi.

Pour télécharger l'article : Article au format pdf

vendredi 3 juillet 2009

Où sont passés les journalistes d'investigation ?

lundi 29 juin 2009

La Société du Spectacle


Extraits du livre "Commentaires sur la Société du Spectacle" de Guy Debord, paru en 1988.

mardi 23 juin 2009

L'Impasse de l'Union Européenne ?


Conférence de François Asselineau, président de l'UPR.

lundi 22 juin 2009

Facebook : ton Ami pour la vie



"The Guardian"
Lundi 14 janvier 2008
Par Tom Hodgkinson
Traduit par Marie, pour le collectif noslibertes.org

Facebook rassemblent 59 millions d'utilisateurs, et 2 millions de nouveaux utilisateurs chaque semaine. Mais vous n'attraperez pas Tom Hodgkinson, et ses informations personnelles, pas maintenant qu'il connaît la politique des gens derrière ce site de réseau social.

Je dédaigne Facebook. Cette réussite américaine du «business» se décrit elle-même comme « un outil social qui vous relie aux personnes autour de vous ». Mais attendez, pourquoi diable est-ce que j'aurais besoin d'un ordinateur pour me relier aux personnes autour de moi ? Pourquoi mes rapports devraient-ils être négociés par l'imagination d'un groupe de supergeeks en Californie ? Quel était le problème avec le bistrot ?

Et Facebook relie-t-il vraiment des personnes ? Ne nous déconnecte-t-il pas plutôt, puisqu'au lieu de faire quelque chose d'agréable comme parler, manger, danse et boire avec mes amis, je leur envoie seulement des lignes de textes et des photos amusantes par le Cyberspace, alors que je suis enchaîné à mon bureau ? Un ami à moi m'a récemment dit qu'il avait passé un samedi soir à la maison seulement sur Facebook, passant la soirée seul à boire dans son bureau. Quelle image sombre. Loin de nous relier, Facebook nous isole réellement, chacun à nos postes de travail.

Facebook fait appel à notre vanité et notre suffisance. Si je construis une image flatteusement de moi avec une liste de mes objets préférés, je peux construire une représentation artificielle de moi-même, afin d'obtenir du sexe ou de la reconnaissance. « J'aime Facebook, » m'a dit un autre ami. « J'ai obtenu un tapis à longs poils sur ce site. » Ce site encourage également une compétition inquiétante autour de l'amitié. Il semble qu'aujourd'hui en matière d'amitié, la qualité ne compte pour rien, l'important étant la quantité. Plus vous avez d'amis, meilleur vous êtes. Vous êtes « populaire », au sens "populaire" comme dans les lycées américains. Regardez le titre de la couverture du nouveau magazine papier de Facebook : « Comment multiplier par deux le nombre de vos amis ? »

Il semblerait que je sois plutôt seul dans mon hostilité à l'égard de Facebook. À l'heure où j'écris, Facebook revendique 59 millions d'utilisateurs actifs, dont 7 millions au Royaume-Uni, troisième marché de Facebook après les États-Unis et le Canada. C'est 59 millions d'idiots naïfs, qui ont offert les informations de leur carte d'identité, leurs préférences de consommateur à un business américain, dont ils ne savent absolument rien. Actuellement, deux millions de personnes nouvelles rejoignent chaque semaine ce réseau. Au taux de croissance actuel, Facebook aura plus de 200 millions d'utilisateurs actifs l'année prochaine (ndlr : c'est effectivement le cas). Et je prévois que, si l'on peut dire, son taux de croissance s'accélérera encore au cours des mois prochains. Comme son porte-parole Chris Hughes le dit : « Il s'est incrusté à un degré, d'où il est désormais difficile de s'en débarrasser. »

Tous les faits ci-dessus auraient été suffisants pour me faire rejeter Facebook pour toujours. Mais, il y a encore plus de raisons de le détester. Beaucoup plus...

Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement, sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la Silicon Valley, qui ont clairement pensé l'idéologie qu'elles souhaitent diffuser dans le monde entier. Facebook est un outil de cette idéologie. Comme PayPal avant lui, c'est une expérience sociale, une expression d'un genre particulier du libéralisme néoconservateur. Sur Facebook, vous pouvez être libre d'être qui vous voulez être, tant que vous êtes d'accord pour être bombardé par des annonces publicitaires, pour les plus grandes multinationales. Comme avec PayPal, les frontières nationales sont une chose révolue.

Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé Mark Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe Peter Thiel, spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans. Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook : Peter Thiel, Mark Zuckerberg et Jim Breyer, appartenant au groupe de capital-risque Accel Partners. Thiel a investi 500 000 $ dans Facebook, lorsque les étudiants de Harvard, Marck Zuckerberg, Chris Hughes et Dustin Moskowitz sont allés le rencontrer à San Francisco en juin 2004, peu après qu'ils aient lancé le site. Thiel possède maintenant 7 % de Facebook, ce qui correspondrait à 1 milliard de dollars, au cours de 2008. Il y a eu beaucoup de discussion sur qui étaient exactement les fondateurs au démarrage de Facebook, mais parmi eux, Marck Zuckerberg est le seul à être encore au conseil de direction. Hughes et Moskowitz travaillent toujours pour la compagnie, comme salariés.

Peter Thiel est largement considéré dans la Silicon Valley et dans le milieu du capital-risque des États-Unis, comme un génie libertaire. Il est le cofondateur et le Président du système bancaire virtuel PayPal, qu'il a vendu à Ebay pour 1 milliard et demi de dollars, en empochant 55 millions de dollars pour lui. Il dirige également une société de fond à risque de 3 millions de livres, appelé Clarium Capital et une société de capital-risque du nom de Founders Fund. Le journal "Bloomberg Market" l'a récemment surnommé « un des responsables les plus victorieux des fonds à risque du pays. » Il a gagné son argent en pariant sur le prix du pétrole en hausse et en prévoyant correctement que le dollar s'affaiblirait. Lui et ses compagnons absurdement riches de la Silicon Valley ont été récemment appelés « la Mafia de PayPal » par le magazine "Fortune", dont le journaliste a également observé que Thiel a un maître d'hôtel en uniforme et des McLaren à 500 000 $. Thiel est également un maître en matière de jeu d'échecs. Il est aussi connu pour jeter avec fureur les joueurs d'échec, lorsqu'il perd une partie. Et il ne s'excuse pas pour son comportement.

Mais Thiel est plus qu'un capitaliste intelligent et avare. C'est un philosophe du futur et un activiste des néoconservateurs. Il est diplômé de philosophie à Stanford, en 1998 il coécrit un livre appelé "Le mythe de la diversité", qui est une attaque détaillée sur l'idéologie multiculturelle qui domine Stanford. Il estime que le multiculturalisme a conduit à une diminution des libertés individuelles. Alors qu'il était étudiant à Stanford, Thiel fondait un journal de droite, encore en service actuellement, appelé "Que la lumière soit". Thiel est un membre de TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur sur Internet, qui a été créé pour attaquer MoveOn.org, un groupe de pression de gauche qui travaille sur le Web.

TheVanguard est dirigé par Rod D. Martin, un philosophe capitaliste, que Thiel admire considérablement. Sur le site web, Thiel précise : « Rod est l'un des principaux esprits de notre nation pour la création de nouvelles et nécessaires idées pour les politiques. Il possède une compréhension plus complète sur l'Amérique que la plupart des cadres ont de leurs propres entreprises. »

Ce petit extrait de leur site Web vous donnera une idée de leur vision pour le monde : « TheVanguard.Org est une communauté en ligne des Américains qui croient aux valeurs conservatrices, le marché libre et un gouvernement limité sont le meilleur moyen pour apporter l'espoir et des opportunités nouvelles en permanence à tout le monde, spécialement les plus pauvres d'entre nous. » Leur objectif est de favoriser les politiques qui « remodèleront l'Amérique et le monde ». La politique de TheVanguard est inspirée de Ronald Reagan et de Thatcher. Le message du Président indique : « Aujourd'hui nous infligerons aux démocrates, Hillary et les médias de gauche, des leçons qu'ils ne peuvent même pas imaginer. »

Ainsi, la politique de Peter Thiel est on ne peut plus claire. Qu'en est-il de sa philosophie ? J'ai écouté un podcast d'une interview que Thiel a donné au sujet de ses idées sur l'avenir. Sa philosophie, brièvement, est la suivante : depuis le XVIIe siècle, certains penseurs éclairés avaient pensé le monde à partir de la vision démodée de la nature comme source de vie et il cite la célèbre phrase de Hobbes à propos de la vie : « méchante, brutale et courte », pour un nouveau paradigme où la nature est dominée, conquise. Désormais le virtuel crée de l'argent. Thiel indique que PayPal a été motivé par cette croyance : vous pouvez créer de la valeur financière, non pas dans les objets fabriqués, mais dans les relations entre les êtres humains. PayPal était une manière de dominer les transactions financières sans limitation. "Bloomberg Market" le présente ainsi : « Pour Thiel, Paypal était un processus de libération : permettre aux gens de se libérer du contrôle des changes et avoir des transactions financières avec le monde entier. »

Facebook est une nouvelle expérience du super-capitalisme mondialisé. Pouvez-vous faire de l'argent avec l'amitié ? Pouvez-vous créer des communautés exemptes des frontières nationales, et leur vendre du Coca-Cola ? Facebook est profondément non-créatif. Il ne fait rien du tout. Il prend sa taxe sur les rapports humains qui existeraient sans lui, de toutes les façons.


Le mentor philosophique de Thiel est René Girard de l'Université de Stanford, partisan d'une théorie des comportements humains appelée le désir mimétique. René Girard estime que les gens sont essentiellement des suiveurs et se copieront les uns les autres, sans beaucoup de réflexion. Sa théorie semblerait également être valable dans le cas des mondes virtuels de Thiel. L'objet désiré n'est plus essentiel, tout ce que vous devez savoir est que les êtres humains tendent à se déplacer en bandes. D'où les bulles financières. D'où l'énorme popularité de Facebook. René Girard est un habitué des soirées intellectuelles de Thiel. Ce que vous n'entendez pas dans la philosophie de Thiel, ce sont les concepts réels et démodés tels que l'art, la beauté, l'amour, le plaisir et la vérité (ndlr : auxquels on pourrait rajouter : l'honnêteté, la générosité, la solidarité, la fraternité, la liberté, la culture, la tradition, etc.).

L'Internet fait immensément appel aux néoconservateurs tels que Thiel, parce qu'il promet une certaine forme de liberté dans des relations humaines et dans les affaires : absence de droits nationaux embêtants, suppression des frontières, etc. L'Internet est le cheval de Troyes du libre-échange et de l'expansion du laissez faire. Peter Thiel semble également soutenir les paradis fiscaux en mer, et réclame que 40 % de la richesse du monde réside dans les endroits tels que Vanuatu, les Îles Cayman, Monaco et les Barbade. Je pense qu'il est réaliste d'indiquer que Thiel, comme Rupert Murdoch, est contre l'impôt et les taxes. Il aime également la mondialisation de la culture numérique parce qu'elle rend les banquiers mondiaux difficiles à attaquer. « Vous ne pouvez pas avoir une révolution des ouvriers contre une banque, si la banque est domiciliée au Vanuatu, » estime t-il...

Si la vie dans le passé était méchante, brutale et courte, alors à l'avenir Peter Thiel veut la rendre beaucoup plus longue. À cet effet, il a également investi dans une société qui explore les technologies de prolongation de la vie. Il a misé 3,5 millions de livres sur un gérontologue de Cambridge, Aubrey de Grey, qui recherche la solution pour l'immortalité. Peter Thiel est également membre du conseil de direction de L'Institut Singulier pour l'Intelligence Artificielle. Sur le site web de cet institut on peut lire : « Notre technologie cherche à créer une intelligence plus élevée que celles des humains. Il y a plusieurs voies technologiques : l'intelligence artificielle, le cerveau ordinateur, l'ingénierie génétique, qui s'ils arrivaient à un certain niveau permettraient la création de l'intelligence surhumaine.

Ainsi, Peter Thiel essaye de détruire le monde réel, qu'il appelle aussi « nature », pour le remplacer par un monde virtuel, et c'est dans ce contexte que nous devons regarder le succès de Facebook. Facebook est une expérience délibérée dans la manipulation globale, et Peter Thiel est une lumière pleine de promesse pour les néoconservateurs, avec un penchant pour les folies utopiques de la technologie. Pas vraiment quelqu'un que je souhaite aider à devenir riche pour ses projets...

Le troisième membre du conseil de Facebook est Jim Breyer. C'est un associé de la société de capital-risque Accel Partners, qui misa 12,7 millions de dollars sur Facebook en avril 2005. Il est membre du conseil de géants des États-Unis, comme Wal-Mart et Marvel Entertainment, il est également un ancien président de l'Association Nationale des Capitaux à Risques (NVCA). Ce sont désormais ces personnes qui font vraiment que ces business puissent exister en Amérique, parce qu'elles investissent dans les nouveaux jeunes talents, comme Zuckerberg et d'autres. La plus récente participation financière dans Facebook a été menée par une compagnie appelée Greylock' Senior Parnters qui a mis 27,5 millions de dollars sur la table. Un des principaux associés de Greylock s'appelle Howard Cox, un autre ancien président du NVCA, qui est également membre du comité directeur de In-Q-Tel. Qu'est-ce que In-Q-Tel ? C'est la branche capital-risque de la CIA. La communauté du renseignement des USA est devenue si intéressée par les possibilités des nouvelles technologies et les innovations faites dans le secteur privé, qu'elle a créé son propre fonds de capitaux à risques. In-Q-Tel : « identifie et s'associe avec des entreprises développant des technologies de pointe pour fournir des solutions à la CIA (Central Intelligence Service) et à l'IC (Intelligence Community) afin de réaliser ses missions. »

Le département de défense des États-Unis et la CIA aiment la technologie parce qu'elle facilite l'espionnage. « Nous devons trouver de nouveaux moyens de décourager de nouveaux adversaires, » a dit en 2003 le secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld. « Nous devons faire un bon en avant en matière d'information, afin de réaliser pleinement nos objectifs de transformation. » Le premier directeur de In-Q-Tel était Gilman Louie, qui était au comité de direction de NVCA, avec Breyer. Une autre personne clé dans l'équipe In-Q-Tel est Anita K. Jones, ancienne directrice de la recherche et des technologies au sein du ministère états-uniens de la Défense, avec Breyer, membre du conseil de direction de BBN Technologies. Quand elle a quitté le ministère états-unien de la Défense, le sénateur Chuck Robb lui a fait le compliment suivant : « Elle a réuni la technologie et les communautés militaires opérationnelles, afin de concevoir les plans détaillés pour consolider la domination des États-Unis sur le champ de bataille du siècle à venir. »

Maintenant même si vous n'achetez pas l'idée que Facebook est un genre de prolongation du programme impérialiste américain, couplé avec un outil massif de collecte des informations, il n'y a aucune raison de nier que comme business c'est du génie pur. Quelques ballots du net ont suggéré que 15 milliards de dollars est une évaluation excessive, mais j'aurais tendance à penser le contraire. Ses dimensions sont gigantesques et son potentiel de croissance est presque sans limite. « Nous voulons que chacun puisse utiliser Facebook, » dit la voix impersonnelle de "Big Brother" sur leur site Web. Pour sûr qu'ils le veulent. C'est l'énorme potentiel de Facebook qui a amené Microsoft à acheter 1,60 % des actions pour 240 millions de dollars. Une rumeur récente indiquait que Lee Ka-Shing, investisseur asiatique, le neuvième homme le plus riche au monde, a acheté 0,40 % de Facebook pour 60 millions de dollars.

Les créateurs du site n'ont pas grand-chose à faire en matière de programmation. Ils s'asseyent simplement au fond de leur fauteuil et observent les millions de fanatiques de Facebook transmettre volontairement leur identité leurs photographies et la liste de leurs objets préférés en tant que consommateur. Une fois cette vaste base de données humaines collectée, Facebook n'a plus qu'à vendre ces informations aux publicitaires. Comme Zuckerberg l'expliquait récemment « Nous essayons d'aider les gens à partager avec leurs amis ce qu'ils font sur le web. » Et en effet, c'est bien ce qui se produit. Le 6 novembre 2007, Facebook a annoncé que 12 multinationales les avaient rejoints. Coca-Cola, Blockbuster, Vérizon, Sony Pictures et Condé Nast. Des sociétés très au point pour ce genre de marketing de merde. Leurs dirigeants ont formulé des commentaires très excités :
« Avec les annonces de Facebook, nos marques peuvent devenir parties intégrantes de ce que les utilisateurs communiquent entre eux » a dit Carol Kruse, vice-président et responsable du marketing interactif de Coca-Cola.
« Nous regardons ceci comme une manière innovatrice de cultiver des rapports avec des millions d'utilisateurs de Facebook en leur permettant d'agir l'un avec l'autre avec Blockbuster, de manière appropriée et amusante » a dit le président de Blockbuster Jim Keyes. « C'est au-delà de la publicité. C'est Blockbuster qui participe à la communauté des consommateurs, de sorte que, en échange, les consommateurs se sentent motivés pour faire connaître notre marque à leurs amis. »

Partager est l'appellation de Facebook pour faire de la publicité. Inscrivez-vous à Facebook et vous devenez un homme-sandwich représentant pour Blockbuster, ou Coca-Cola, exaltant les vertus de ces marques à vos amis. Nous voyons là jusqu'où ce système va : exploiter les relations amicales pour vendre des produits.


Maintenant, par comparaison avec Facebook, les journaux, par exemple, commencent à être désespérément périmés, comme modèle économique. Un journal vend de l'espace publicitaire aux annonceurs qui cherchent à vendre leurs produits aux lecteurs. Mais le système est beaucoup moins sophistiqué que Facebook, pour deux raisons. Dans un journal, il faut payer de lourdes dépenses pour rémunérer les journalistes. Sur Facebook le contenu est gratuitement fourni par les Internautes. De plus, Facebook peut cibler ses publicités de manière beaucoup plus précise qu'un journal. Si vous déclarez que "Matrix" est votre film préféré, vous serez en priorité informé de la sortie d'un nouveau "Matrix".

Il est vrai que Facebook est allé récemment un peu trop loin avec son programme de publicité "Balise". Les utilisateurs étaient prévenus que l'un de leurs amis avait fait un achat dans un certain magasin en ligne. 46 000 utilisateurs ont estimé que ce niveau de publicité était trop intrusif, et ont signé une pétition appelée « Facebook ! Cessez d'envahir mon intimité ! ». Mark Zuckerberg a fait des excuses sur le blog de l'entreprise. Il a écrit qu'ils ont maintenant changé pour un système volontaire sur ce type d'information. Mais, je crains que cette petite rébellion, au sujet de l'intrusion de Facebook dans la vie privée, soit bien vite oubliée. Après tout, il y a eu un tollé national lancé par le mouvement des libertés civiles, lorsque l'idée d'une force de police a été soulevée au Royaume Uni, au milieu du 19e siècle...

De plus, est-ce que les utilisateurs de Facebook ont réellement lu la politique en matière de protection de la vie privée ? Elle indique que vous n'avez pas beaucoup d'intimité. Facebook prétend défendre la liberté, mais n'est-ce pas plutôt essentiellement un régime totalitaire virtuel qui a déjà dépassé la taille de la population du Royaume-Uni ? Thiel et ses comparses ont créé leur propre pays, un pays des consommateurs...

Maintenant, vous pouvez, comme Thiel et les autres nouveaux maîtres du cyberspace, trouver cette expérience sociale très excitante. Les frontières nationales sont une chose du passé et chacun cabriole ensemble dans l'espace virtuel libre. La nature a été conquise par l'ingéniosité illimitée de l'homme. Oui, et vous pouvez décider d'envoyer à l'investisseur de génie Thiel tout votre argent, et certainement vous attendrez impatiemment la cotation publique de Facebook.

Ou vous pourriez aussi estimer que vous ne voulez pas vraiment faire partie de ce programme lourdement financé pour créer une république virtuelle mondiale, où vous-même et vos rapports avec vos amis sont transformés en publicité pour vendre des multinationales. Vous pouvez décider que vous ne voulez pas faire partie de cette offre publique d'achat sur le monde entier par les multinationales.

Quant à moi, je vais me retirer de cela, rester débranché le plus possible. Passer le temps que j'épargne en n'allant pas sur Facebook, en faisant quelque chose d'utile, comme lire des livres. Pourquoi est-ce que je voudrais perdre mon temps sur Facebook, alors que je n'ai toujours pas lu "Endymion" de Keats ? Et alors qu'il y a des graines à planter dans ma propre arrière-cour ? Je ne veux pas me retirer de la nature. Je veux, au contraire, me reconnecter à elle. Fichue climatisation de merde ! Et si je veux me relier aux personnes autour de moi, je retournerai à un vieux morceau de technologie. C'est une technologie libre et gratuite. Elle est simple et fournit une expérience individuelle unique : parler.

Pour télécharger l'article : Article au format pdf

- page 1 de 44