Bistrots Résistants

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jeudi, juin 25 2009

Emmanuel Galante ira au bout !



9 heures, le mardi 23 juin, devant l'entrée principale de la préfecture à Châlons : Emmanuel Galante le rebelle, cigarillo aux lèvres, dresse une pancarte d'information surmontée du drapeau aux douze étoiles de l'Europe, déplie un transat et pose un sac, contenant couverture, une lampe torche, de l'eau, de la lecture, un bob pour le soleil. Quel courage !

« Je veux que deux députés européens viennent me dire ce qu'ils pensent des lois françaises sur le sujet. Pas le FN, par conviction personnelle, et pas ceux qui sont aux ordres, comprenez l'UMP ! ».

Il sort aussi une chaîne, de plusieurs mètres de long, enroule une extrémité à son cou qu'il ferme par un premier cadenas, encercle l'autre extrémité à une des colonnes de pierre, et hop, appose un second verrou.

D'évidence, l'ensemble ne tiendrait pas plus de quelques secondes face à la moindre pince coupante, mais le symbole est là : le Châlonnais, patron du bar "Le Club", sans doute le dernier professionnel de France à défendre activement la cause des fumeurs à l'intérieur des établissements comme le sien, est décidé à camper et à marteler son message : « un décret, ça s'aménage ».

Camper, sans prendre de nourriture. Un ter repetita des deux grèves de la faim (dont une de 26 jours avec hospitalisation) qu'il avait déjà entamées il y a plusieurs mois. Il avait dû être hospitalisé après avoir perdu 15 kilos, puis avait réitéré son jeûne pendant 20 jours après sa condamnation.

Camper pour échanger avec les gens : « Beaucoup de jeunes s'arrêtent, les automobilistes klaxonnent ». Camper « au moins jusqu'à vendredi » dit-il, gêné tout de même d'avoir à répondre à la question, quid de ses besoins naturels ? : « J'ai une bouteille vide. Et comme je ne mange pas, alors... »

Enchaîné jusqu'à vendredi parce que c'est à cette date que doit se prononcer la cour d'appel de Reims sur une première condamnation du tribunal de proximité à 300 euros d'amende. Une amende prononcée en janvier pour « aide ou incitation à la violation de l'interdiction de fumer dans un lieu à usage collectif ». Emmanuel Galante est aussi sur le coup d'une autre condamnation écopée le 8 juin, à savoir 400 et 500 euros, pour des infractions similaires constatées en décembre 2008. Lui et son avocat ont également fait appel de la décision et déposé une plainte devant la cour européenne des droits de l'Homme.

«Je me bats toujours pour l'aménagement du décret de loi sur l'interdiction de fumer et pour que ceux qui le veulent puissent fumer dans mon bar. Je suis prêt à rester enchaîné ici jusqu'à ce que la loi change et que la France respecte les directives européennes qui lèvent la prohibition du tabac pour les bars sans employés», a-t-il expliqué.

lundi, mars 16 2009

Création de l'association Restons Libre





Pour télécharger le bulletin : Bulletin d'adhésion


lundi, mars 2 2009

Lettre à Madame Bachelot



Lettre ouverte à Madame Roselyne Bachelot, ministre de la santé
Par Emmanuel Galante

Madame la Ministre,

Bravo ! Quel courage ! Quel courage que le vôtre de faire de la France la risée des pays frontaliers.
Quel courage d'envoyer à la mort des centaines de commerces avec le sourire, sans regret et sans amertume, avec tous les drames humains qui s'y rattachent : endettement, chômage non rémunéré, et bien souvent divorce. Car :

INTERDICTION DE FUMER DANS LES BARS ET DISCOTHEQUES :
Résultat : les frontaliers passent allègrement les frontières pour s'amuser en buvant un verre en toute convivialité chez nos voisins, et nos bars, nos discothèques se meurent à petit feu.

AUGMENTATION DU PRIX DU TABAC :
Résultat : les frontaliers se ravitaillent chez nos voisins et dépannent au passage quelques amis et familiers en leur ramenant leurs provisions de cigarettes. Là, les buralistes frontaliers ne se plaignent pas car vous indemnisez leurs pertes de chiffre d'affaires avec notre bon argent de nos impôts.

Malgré le matraquage sur le prix des cigarettes, leur vente n'a pas diminué en France. Je suis loin d'être un expert en mathématiques, mais est-ce que cela ne veut pas dire que la consommation a augmenté ? Preuve que votre répression sur les fumeurs n'incite qu'à la surconsommation de tabac.

Puisque vous avez tant de courage, interdisez purement et simplement la vente du tabac en France. Mais là, il vous faudrait trouver les 9,1 milliards d'euros de taxes et impôts que rapporte l'industrie du tabac ailleurs. Non, vous ne le ferez pas. Vous avez préféré faire de nous, fumeurs, des empoisonneurs, des assassins en puissance traqués comme des criminels, chassés de partout tels des pestiférés, ne nous laissant que la rue pour nous adonner à notre plaisir, à l'aide d'un matraquage médiatique fort coûteux.

Vous avez vidé nos bars de quartiers, les bars de nos villages. Bientôt les jeunes se retrouveront dans la rue pour faire la fête... Finir par s'ennuyer et ... vous en ferez des voyous, car chaque village, chaque quartier qui perd son bar, perd un peu de son âme. Le côté convivial des rencontres entre amis, entre collègues pour refaire le monde entre deux verres et dans la bonne humeur n'existera plus.

Encore une fois bravo ! Et vive la liberté !

Je vous présente, Madame la Ministre, mes respects.


Emmanuel GALANTE
Bar Le Club
1 rue du Châtelet
51000 CHALONS EN CHAMPAGNE

mercredi, février 4 2009

Bernard Fritz résistant de la première heure

lundi, janvier 12 2009

Rejoignez la résistance



Emmanuel Galante, patron du bistrot "Le Club" à Châlons en Champagne, entame aujourd'hui sa 15e journée de grève de la faim pour obtenir des pouvoirs publics un aménagement du décret anti-tabac dans les lieux de convivialité. C'est sa deuxième grève de la faim, puisqu'il avait déjà pratiqué, en novembre dernier, une grève de la faim de 27 jours. Son médecin traitant l'avait obligé à se nourrir à nouveau, avant de se rendre à la convocation de la préfecture. Emmanuel Galante est motivé pour aller au bout de son combat, afin de défendre la survie des bistrots français, très menacés par ce décret liberticide.

En 2008, plus de 1 000 lieux de convivialité ont été fermés en France.[1] Plus de de 6 500 cafés, hôtels, restaurants sont en défaillance, selon Euler Hermes Sfac. [2] Comme en Irlande et en Angleterre les faillites se succèdent. Au lieu de proposer le choix comme en Espagne, en Grèce ou en Belgique, le gouvernement a préféré la radicalité d'une interdiction complète. "Liberté, Égalité, Fraternité" sont des valeurs que le bistrot, invention typiquement française, défendait, jusque-là, plutôt bien. Où peut t-on, ailleurs que dans un bistrot, rencontrer des gens qui ne sont pas de son milieu, boire un verre de l'amitié, rêver d'un autre monde, écrire des poèmes, échanger, sortir de sa télévision, débattre ? Pourtant, si rien n'est fait, les bistrots à la française auront bientôt disparu au profit des «fast-food» et autres chaînes de restauration. Est-ce que c'est l'avenir que nous souhaitons léguer à nos enfants ? Une France où la gastronomie ne se trouvera plus que dans les musées et les restaurants haut de gamme ?

Tout ceci fut possible grâce à l'énorme campagne de promotion faite autour du rapport "Lifting the smoke screen", qui arriva à fabriquer 6 000 morts de tabagisme passif en France, avec une étude statistique américaine projetée sur l'Europe et le soutien sans faille de Pfizer et GlaxoSmithKline. Le professeur en tabacologie, Robert Molimard, a démontré que cette étude, en ajoutant les fumeurs, n'était qu'une vaste fumisterie qui arrivait à fabriquer en réalité seulement DEUX vrais non-fumeurs, victimes du tabagisme passif, dans les lieux de convivialité. [3] L'étude la plus importante réalisée en Europe par le CIRC (filiale de l'OMS) n'a pas été publiée par l'OMS, car elle trouvait un risque inexistant en matière de tabagisme passif (risque relatif inférieur à 1,2). [4] De plus, lorsqu'on regarde la carte des cancers du poumon en Europe (données Eurostat), on réalise que ce qui crée des cancers du poumon en masse est principalement : les emplois industriels, notamment ceux du charbon et de l'amiante et les essais et incidents nucléaires. [5]

Merci de soutenir la grève de la faim d’Emmanuelle Galante, car son combat est une bataille pour que les derniers liens sociaux des lieux de convivialité ne soient pas détruits, que la gastronomie puisse encore exister dans les bistrots français, que l'art de vivre à la française reste une réalité au 21e siècle.

[1]
Faillites des buralistes
[2]
Euler Hermes Sfac
[3]
Les 6 000 morts du tabagisme passif
[4]
L'étude du CIRC
[5]
Les causes principales des cancers du poumon

Pour le soutenir dans son combat, téléchargez une affiche de soutien à coller sur votre porte d'entrée : "L'affiche de soutien"

Pour recevoir une affiche par la poste, veuillez nous contacter par email en nous indiquant vos coordonnées postales : restonslibres.assoc@gmail.com

Nous comptons sur vous pour faire circuler cette affiche auprès des bars, hôtels, restaurants que vous connaissez, et qu'eux même fassent le même travail d'information autour d'eux. C'est vous qui pouvez le faire, en consacrant du temps à ce travail bénévole de diffusion de l'affiche de soutien. Sans vous, il ne se passera rien. L'affiche est à coller à l'entrée de l'établissement, pas très loin du macaron anti-fumeurs.